L’hystérosalpingographie est un examen radiologique spécialisé qui étudie la cavité utérine et la perméabilité des trompes de Fallope. Cette procédure, souvent appelée HSG, utilise un produit de contraste et des rayons X pour visualiser la forme de l’utérus et détecter d’éventuelles obstructions tubaires. L’hystérosalpingographie sert principalement dans le bilan d’infertilité et pour investiguer des anomalies utérines, et elle se réalise généralement en dehors de la période d’ovulation, le plus souvent entre le 6e et le 12e jour du cycle.
L’examen dure en moyenne 10 à 30 minutes et nécessite une préparation simple avant la séance. L’hystérosalpingographie permet d’identifier des polypes, des synéchies, des malformations utérines ou des occlusions tubaires, des éléments impliqués dans environ 20–30 % des cas d’infertilité féminine. En cas de doute sur les résultats, des examens complémentaires peuvent être proposés par le médecin traitant.
Que recherche l’Hystérosalpingographie ?
L’objectif principal de l’hystérosalpingographie est d’évaluer la cavité utérine et la perméabilité des trompes. Cet examen détecte les anomalies qui peuvent empêcher la nidation ou la rencontre ovule-spermatozoïde.
- Anomalies de la cavité utérine : polypes, fibromes sous-muqueux, synéchies.
- Malformations congénitales : utérus bicorne, utérus septé.
- Occlusion tubaire unilatérale ou bilatérale.
- Perméabilité tubaire partielle ou complète.
Exemple concret : si une obstruction tubaire bilatérale est suspectée, l’hystérosalpingographie permet de localiser précisément le niveau d’obstruction et d’orienter vers un traitement ou un bilan complémentaire.
Comment se déroule une Hystérosalpingographie ?
Quand réaliser l’Hystérosalpingographie ?
L’hystérosalpingographie se planifie en phase folliculaire, idéalement entre le jour 6 et le jour 12 du cycle, pour éviter une grossesse en cours. Le rendez-vous évite la période d’ovulation et se situe après la fin des règles.
Il est fréquent que le praticien propose un test de dépistage d’infection avant l’examen si des facteurs de risque sont présents.
Que se passe-t-il pendant l’Hystérosalpingographie ?
- Installation sur la table en position gynécologique et nettoyage antiseptique.
- Introduction d’un spéculum, mise en place d’un cathéter au niveau du col et injection du produit de contraste sous contrôle radiographique.
- Prises d’images successives pendant l’injection pour suivre le trajet du produit et vérifier la sortie au niveau des pavillons tubaires.
Durée moyenne : 10–30 minutes. Exposition radiologique courte et localisée.
Après l’Hystérosalpingographie : que prévoir ?
- Crampes abdominales possibles durant quelques heures ; des antalgiques peuvent être prescrits par le praticien.
- Écoulements clairs ou teintés de sang pendant 24 à 48 heures.
- Surveillance des signes infectieux : fièvre supérieure à 38 °C, douleurs intenses ou écoulements malodorants nécessitent une consultation.
Le résultat est souvent communiqué le jour même, mais des analyses complémentaires peuvent être programmées selon les observations.
Quels sont les risques et les limites de l’Hystérosalpingographie ?
L’hystérosalpingographie reste un examen généralement bien toléré, mais il comporte des risques et des limites qu’il faut connaître. L’infection pelvienne est rare, estimée autour de 1–2 % selon les études, et une réaction allergique au produit de contraste est possible mais peu fréquente.
Limites : l’hystérosalpingographie peut donner des faux négatifs ou faux positifs pour la perméabilité tubaire et elle ne remplace pas toujours une évaluation par cœlioscopie si un traitement chirurgical est envisagé.
Comment l’Hystérosalpingographie se compare-t-elle à d’autres examens ?
| Examen | Objectif / Avantage |
|---|---|
| Hystérosalpingographie (HSG) | Visualise cavité utérine et perméabilité tubaire en une seule séance; modalités simples et coût modéré. |
| Échographie saline (SHG) | Bonne évaluation de la cavité utérine sans exposition aux rayons X; utile pour polypes et synéchies. |
| Cœlioscopie diagnostique | Permet une évaluation directe et un traitement simultané; examen sous anesthésie, plus invasif. |
Quels exemples concrets d’interprétation fournir après une Hystérosalpingographie ?
Exemple 1 : perméabilité tubaire bilatérale avec cavité utérine normale — orientation vers bilan d’ovulation ou spermiogramme. Exemple 2 : obstruction tubaire unilatérale — possibilité d’explorer le côté occlus par cœlioscopie si nécessaire. Exemple 3 : image de synéchie utérine — confirmation par hystéroscopie et discussion d’un geste thérapeutique.
Chaque situation nécessite une discussion individualisée avec le gynécologue ou le médecin spécialiste pour définir la suite des investigations.
Faut-il réaliser une Hystérosalpingographie ?
L’hystérosalpingographie apporte des informations clés dans le bilan d’infertilité et pour l’exploration d’anomalies utérines, en particulier si des symptômes ou des antécédents le justifient. Cet examen reste indiqué lorsque l’on cherche à vérifier la perméabilité tubaire ou la morphologie de la cavité utérine, sachant qu’il existe des alternatives comme l’échographie saline ou la cœlioscopie. En cas de doute, il est nécessaire de consulter un professionnel de santé pour adapter la stratégie diagnostique et thérapeutique à chaque situation individuelle.
FAQ
L’Hystérosalpingographie fait-elle mal ?
Des crampes et une gêne sont possibles pendant l’injection du produit de contraste, mais la plupart des patientes décrivent une douleur modérée et transitoire. Des analgésiques simples peuvent être proposés par le praticien.
Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats de l’Hystérosalpingographie ?
Les images sont souvent disponibles immédiatement et le compte rendu peut être remis le jour même, mais l’interprétation détaillée peut nécessiter un examen complémentaire ou une discussion pluridisciplinaire.
L’Hystérosalpingographie expose-t-elle aux radiations ?
Oui, l’examen utilise des rayons X, mais l’exposition est limitée et ciblée; les bénéfices diagnostiques sont généralement supérieurs aux risques radiologiques dans ce contexte. Une planification appropriée évite la réalisation pendant une grossesse.
Peut-on tomber enceinte après une Hystérosalpingographie ?
Il est possible de concevoir après l’examen, et parfois la procédure peut même faciliter une conception si des adhérences mineures se libèrent, mais cela dépend de la cause sous-jacente de l’infertilité. Toute décision concernant une tentative de grossesse doit se prendre avec un médecin.
Quelles alternatives à l’Hystérosalpingographie existent ?
Les alternatives incluent l’échographie saline (SHG) pour la cavité utérine et la cœlioscopie pour une évaluation directe et un traitement simultané; le choix dépend du contexte clinique et des préférences médicales.
Sources
National Health Service (NHS). (2021). Hysterosalpingography (HSG). Retrieved from https://www.nhs.uk/conditions/hysterosalpingography/
American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG). (2017). Hysterosalpingography practice bulletin. Retrieved from https://www.acog.org/
World Health Organization (WHO). (2018). Infertility definitions and estimates. Retrieved from https://www.who.int/
Haute Autorité de Santé (HAS). (2016). Examens d’imagerie en infertilité. Retrieved from https://www.has-sante.fr/